Le mercantilisme de Trump et la gestion de l'offre

Un article signé par Bruno Larue.

2018-3 Optimal Credible Warnings,

recherche multidisciplinaire par K. Akakpo, M. Boucher et V. Boucher

Larue, Singbo et Pouliot

Philippe Barla et Jérémie Dorval

Nouvelle publication pour Philippe Barla et Jérémie Dorval

Type: 
Nouvelle
Date: 
19 Mars 2018

Faut-il augmenter ou diminuer la taxe sur l’essence au Québec? Philippe Barla et Jérémie Dorval (diplômé de la maîtrise en économique) examinent cette question dans un article publié dans la revue Canadian Public Policy/Analyse de politiques.

L'objectif de cet article est de déterminer ce que devrait être la taxe optimale sur l'essence au Québec, en particulier dans ses deux plus grandes régions urbaines: la Région métropolitaine de Montréal (RMM) et la Région métropolitaine de Québec (RMQ). Le calcul de cette taxe optimale tient compte des externalités résultant de la congestion automobile, des accidents de la route, de la pollution atmosphérique et des changements climatiques. La méthodologie des auteurs s'inspire du modèle théorique de Parry (2009), qu'ils calibrent à l'aide de paramètres spécifiques au Québec qu'ils ont estimés ou que l'on retrouve dans la littérature. Leurs résultats montrent que la taxe optimale sur l'essence devrait être de 0,72 $/L dans la RMM, de 0,65 $/L dans la RMQ et de 0,28 $/L dans le reste de la province. En fait, la taxe actuelle de 0,292 $/L au Québec est donc très proche du niveau optimal si les coûts externes liés à la congestion sont internalisés grâce à d'autres instruments comme les péages urbains.

Dorval J., P. Barla (2017). Does Quebec Have the Right Gasoline Tax? An Empirical Investigation, Canadian Public Policy/Analyse de politiques, 43 (4), 350-362.